C'est un livre
que j'ai lu dans le cadre d'un cours à l'université. Ce que j'ai le plus aimé, c'est cette illustration sur la première de couverture. Ce lien.
Je crains le lien autour de mon cou. Je crains la main qui serre trop fort mon poignet. Je suis un oiseau qui ne peut vivre en cage que si la porte reste ouverte.
Je crains l'immuable, la place attribuée, le statut figé. Je crains l'embourbement.
Je veux pouvoir être moi, être moi face à l'autre, et rester moi. Je veux pouvoir ressentir librement, et dire librement.
Je ressens quelques fois le besoin de défaire le lien, de le couper net, comme une urgence, comme une chose intolérable à laquelle il faut mettre un terme. Un besoin viscéral de fuite. Quand le
lien fait mal.
Et pourtant je sais que défait, coupé, déchiré, le lien demeure. L'amour est là. En silence, regretté, dénié, même torturé, l'amour est là.
Dans nos bras, Il y a autant d'amour que de funérailles Il y a autant d'absences, autant d'absences que de retrouvailles Je n'en reviens toujours pas Que l'on puisse porter tout ça Chaque jour, chaque nuit Jusqu'au tout dernier jour...
Ta petite main dans la mienne,
tes yeux dorés qui pétillent,
tes cheveux camels,
ton petit rire,
ta moue boudeuse,
tes câlins,
ta démarche de grande dame,
nos discussions,
mes crises/tes crises,
les bisous que tu réclames - toujours le dernier - le soir au coucher,
ton insolence naturelle.