La 25e heure...
(vingt-cinquième!)
Les organisations syndicales annoncent une grève générale le lundi 30 janvier 2012.
D'ordinaire, ce genre d'actions m'exaspère.
Parce que je me souviens des grandes grèves de l'enseignement en 1996, de la violence des grévistes à l'égard des profs qui tentaient de donner cours, et de cet étudiant renversé par une voiture
dans la cohue.
Parce que ça m'oblige à trouver un moyen de garde bis pour la blondinette.
Parce que je reste bloquée 3 heures dans ma voiture à cause de hurluberlus colorés qui bloquent les grands axes en vous insultant.
Parce que ça me hérisse qu'on me dise qu'on fait la grève pour moi.
Parce que j'ai rarement vu d'autre effet à ces actions que celui d'emmerder le monde.
Bref, j'ai souri en lisant les slogans du patronat flamand "Laten we samen-werken!".
Mais cette fois, j'ai envie de voir les choses autrement.
Je propose de considérer que cette grève générale qui va (im)mobiliser toute la Belgique lundi prochain est en fait une commémoration tout juste un mois après les funérailles de Pilou.
Toute la Belgique bloquée en hommage à mon bonhomme, punaise, je trouve ça très rock 'n' roll.
Dans grève il y a rêve, affiche, Pascal Colrat, 1995.