Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 00:01

Je dis que ça va, que je suis triste, mais que ça va. Que je pourrais aller plus mal vu les circonstances. Que mon état est proportionnel à ce que je vis. Je crois que je me convaincs que ça va. J'ai l'impression de ne pas aller si mal que ça. L'impression. Parce qu'à certains moments, je me rends compte que ça ne va plus.

Ma mère me disait il y a quelques jours que je répète que je suis triste comme une litanie, un mantra, parce que la tristesse, dans mon cas, est acceptable et acceptée. Mais qu'il y a plus que ça, en-dessous, en moi, que je ne dis pas.

Et je sais. Que je me protège dans le silence, chez moi, avec le moins de contacts possibles avec l'extérieur, avec cette vie réelle qui a continué sans moi. Que parler, et évoluer dans un monde que je ne reconnais plus comme étant le mien, me demande une énergie folle. Que je suis épuisée du quotidien. Que, comme l'a écrit Marie Darrieussecq, ma douleur latente a trouvé sa source, comme si toutes mes petites blessures s'étaient cristallisées autour de Léopold.

Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille.
Tu réclamais le Soir ; il descend ; le voici

(Baudelaire)

Par La25eheure
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